dimanche 29 juillet 2007

9- Prémonition, Le nombre 23, L’hôte et Le Zodiaque.

Un autre spécial du chef : quatre films en même temps. You lucky you, what a combination!

Prémonition (Sandra Bullock). Une espèce de thriller plus ou moins réussi. Une femme dont le mari est parti en voyage d’affaires apprend que ce dernier a eu un accident d’auto la veille et qu’il a succombé à ses blessures. Le lendemain matin au déjeuner, surprise : elle le retrouve dans la cuisine, bien vivant et en excellente santé. Le surlendemain, back to the future: elle doit préparer et assister à ses obsèques et le jour suivant, il est de nouveau vivant et ainsi de suite.

Une belle balade dans le temps : un pas en avant dans le futur; un pas en arrière dans le passé; deux pas en avant dans le futur plus 1 jour et ensuite deux pas en arrière dans le passé moins 1 jour. Changez de partenaire et swingez la compagnie. Si la lecture de la dernière phrase vous a mélangé, dites-vous que le visionnement du film vous fera le même effet. Ça décolle bien et ça s’écrase aussi bien. Il y a des erreurs dans la chronologie des évènements : portez une attention particulière à l’incident du visage de la grande sœur.

Le nombre 23 (Jim Carrey). Un autre thriller semi-intéressant. Un brigadier de la société protectrice des animaux reçoit un roman de son épouse. À la lecture, il y découvre des ressemblances assez troublantes entre lui et le personnage principal, un détective tourmenté par le nombre 23. En fait, il devient complètement obsédé par ce livre. Le jeu de Carrey est dans la lignée de celui du The Cable Guy quand on pense à la paranoïa. La fin pourrait être plus courte sans perdre l’intérêt du film. Pour les adeptes seulement!

L’Hôte. Alors là, la croisière s’amuse. Attachez vos tuques et protégez les oreilles de vos enfants, c’est POURRRRRRRRRRRRRRI. Ah, que ça fait du bien de crier. Merci. Un film coréen de bas niveau. Ça explique peut-être pourquoi l’action se passe souvent à l’étage inférieur du niveau de l’intelligence humaine. Un monstre marin (une bibite en plastique acheté au Dollar Store ou chez Wall Mart) enlève une gamine et l’entraine au fond de la rivière.

Sa famille de débiles comprenant un frère immature dont le quotient intellectuel doit être de – 200 à l’ombre et une championne olympique malchanceuse au tir à l’arc qui flanche sous la moindre pression, part en croisade pour la délivrer. Le monstre est tellement peu crédible qu’on s’ennuie de Godzila. Je crois que ce film avait été oublié sur les tablettes en 1950 et qu’un producteur a pensé le sortir en salles pour les pauvres imbéciles du 20e siècle. Une petite nouvelle pour toi mon p’tit bonhomme : on n’est pas si con en Amérique du Nord. On a eu Symphorien pour se pratiquer.

Finalement, Le Zodiaque (Robert Downey Jr). Un tueur en série laisse des indices aux enquêteurs qui éprouvent de la difficulté à le coincer. Un film intéressant et sans prétention. Pas un futur récipiendaire d’un Oscar mais c’est mieux qu’une partie d’hockey du Canadien lors des dernières séries. Votre cerveau ne se fatiguera pas trop et vous dormirez bien par la suite.

Bonne nuit, les petits.

Pops

8- Harry Potter et l’Ordre du Phénix

Une fois de plus, ça ne va pas bien à l’école de sorcellerie Poudlard. Harry est déclaré "illuminé" par le ministre de la magie Cornelius Fudge car il annonce de nouveau le retour de l'infâme Lord Voldemort. La panique s’installe peu à peu et Harry fonde en secret une milice de jeunes apprentis magiciens surnommée l’armée de Dumbledore qui saura affronter les méchants. Hou, j’ai peur…Est-ce que ce scénario vous rappelle quelque chose? Oui? Bravo les ti namis. Un morceau de robot pour vous.

Effectivement, bien que le film soit similaire à ses prédécesseurs dans l'ensemble, il ne nous apporte absolument rien de nouveau. Nothing, nada, niet. Je sais, je sais : vous me direz qu’on ne doit pas critiquer un film du beau Harry et bla, bla, bla…, que la scène finale où s’affrontent Albus Dumbledore et Voldemort est bien réussit mais voilà le problème, c’est probablement le seul moment intéressant. La magie n’est pas au rendez-vous (ce qui est assez triste pour une école de sorcellerie) et le spectateur a l’impression de regarder un épisode de télé réalité par un soir de pluie.

Les effets spéciaux font leur job sans faire de l’over time. L’effet magique est plus du côté du dernier livre de Mme Rowling Harry Potter and the Deathly Hallows. Il est vrai qu’il est assez difficile de toujours surpasser notre dernier né mais je crois qu’il faut dire les vraies affaires : attendez la sortie en DVD ce qui ne devrait pas tarder. C’est moins décevant de payer 5$ et de le visionner à la maison en bobette que de se déplacer au cinoche et de payer le triple (pop corn inclus) pour en ressortir déçu.

Pops.

vendredi 13 juillet 2007

7- Ratatouille

L’histoire d’une souris qui partage son savoir-faire culinaire avec un garçon de cuisine naïf et charmant qui est en charge des déchets dans un grand restaurant français à Paris. Ça l’air de rien hein? Mais c’est super bien fait, les potes. Faut pas manquer « le boat à wale » en restant chez vous : move your body Raoul et lâche tes patates Uncle Tom.

Une belle découverte ce film. L’art de conserver l’enchantement et la pureté de l’âme enfantine dans l’espèce d’adulte désabusé que certains d’entres nous sommes devenus. Comment vieillir merveilleusement? Tout simplement en gardant à l’esprit le souvenir de notre enfance. Le problème c’est que plusieurs passent go trop rapidement afin de collecter 100$ et deviennent gagas. Ils oublient le bonheur procuré par un rire profond et pur. Ils oublient de ralentir la vitesse du temps dans leur cerveau de deux de pique et de savourer les joies de l’innocence (non pas comme toi Georges : toi, t’es simplement innocent). Quand vous êtes-vous couché sur le dos la dernière fois afin d’admirer les dessins dans les nuages? Et quand vous êtes-vous assis la dernière fois au milieu d’un champ afin de savourer musicalement la symphonie du vent jouée mélodieusement par les instruments de musique fournis par Mère nature?

Bravo Disney et Pixar, les images de Ratatouille sont superbes. C’est un des meilleurs films d’animation des 10 dernières années. On savoure la magie de l'irréel : le scénario est intéressant et son déroulement est plaisant. Jeunes et moins jeunes s’uniront pour suivre les aventures d’une souris bleue dans un univers parfois gris et terni par l’insouciance du soit disant primate qu'est l'adulte moderne.

Soit jeune que diable! Soit enjoué et innocent (non Georges...)

Pops

mercredi 4 juillet 2007

6- Pirates des Caraïbes : jusqu’au bout du monde

Johnny Depp, Orlando Bloom

Là, ça va pas bien mon homme. Déçu tu dis? Plus déçu que ça, tu me ramasses à la petite cuillère (tu sais, la petite cuillère à sucre dans le vieux set de grand-maman). D’habitude, j’attends la sortie dvd pour ma chronique mais comme je suis en vacances, j’ai le temps d’aller au cinéma. En passant, suis-je déconnecté ou est-ce que les gens deviennent cochons en allant aux vues? La grosseur des sacs de popcorn est hallucinante et les contenants de liqueur sont tellement énormes qu’on doit y vider un deux litres dans le format régulier. Ajoutes-y un hot dog et le concert des rots va soulever la toiture, c’est garanti ou argent remis.

Pour en revenir au film, les dialogues sont tellement cu-culs que les gens du Loft ont l’air intelligent à côté de ça. Ce n’est pas que je ne me suis pas diverti en visionnant le film mais c’est tellement poche que même les yeux de Mongrain sont bridés en comparaison avec l’original. Il n'y a plus de magie, madame la comtesse, non y en a pus pen toute.

Je comprends que les studios Disney ont voulu faire un coup d’argent avec ce volet de la trilogie et que les acteurs n’ont pas voulu faire de la peine ($) à leurs fans mais enough is enough. Premièrement, c’est bien beau de regarder des combats de pirates mais il y a peu près juste ça. Les effets spéciaux sont superbes mais surtout répétitifs. Mais le boute du boute, c’est la demande en mariage entre deux coups d’épée. Là, c’est le summum de la connerie mes frères.

Faites moi plaisir les gars, si jamais il y avait un quatrième volet, restez chez vous avec votre blonde et massez lui les fesses. Elle sera plus heureuse, vous aurez sauvé 30 piastres (avec la liqueur et les friandises) et elle vous le rendra d’une façon des plus agréables.

Pops

5- Ma fille, mon ange

Michel Côté & Karine Vanasse

Je crois que je suis un inconditionnel de Michel Côté. J’apprécie son jeu d’acteur et ce, peu importe le genre de film. Que se soit dans une comédie (qui n’a pas vu Cruising Bar?) ou dans un film d’action ou un une série télévisée, il est rarement nul. En fait, je ne me souviens pas de l’avoir vu faire un flop (à part peut-être dans sa piscine mais là je n’étais pas invité, alors…). Et la petite Karine! Ah, la belle p'tite Karine. Elle est loin de Un homme et son péché. Elle est crédible et on en vient presque à vouloir l’aider à se prendre en main.

Je crois que tous les pères qui ont une fille ont ressenti un choc quand Michel a découvert sa fille sur un site porno. Wow. Comme claque en pleine face, ça doit fesser d’aplomb. What a surprise, my friend! Tu dois-tu demeurer pantois en titi. Mais en même temps, tu réalises ce que beaucoup de pères doivent ressentir car après tout, y en a tu des filles à poil sur internet? Tu pitonnes à peu près n’importe quoi et tu atterris sur une paire de seins. Remarque que c’est mieux que d’atterrir dans un bosquet d’ortie.

Donc, ça s’écoute bien en relaxant après une journée bien remplie. Ce n’est pas un thriller qui vous tiendra en haleine (fraîche j'espère) tout en vous empêchant d’aller vous chercher une bière ou d’aller aux toilettes (souvent dans cet ordre là d’ailleurs) mais c’est sympathique. La finale est intéressante bien qu’assez facilement devinable si on a bien suivi.

Je ne sais pas combien de mères se poseront la même question pour leur fiston : après tout, qu’est-ce qui vous dit qu’il n’arrondit pas ses fins de mois de la même façon? Et surtout, avec qui? Pensez-y! (bip)

Pops