Spiderman, Spiderman, pauvre p’tit bonhomme en collant rouge. Je pense qu’à force de se faire cogner la tête sur les murs, le pauvre héros en est devenu tout bouleversé. Y pleure tout le temps : à cause de sa blonde, à cause de son chum Harry qui ne le comprend pas jusqu’à ce qu’ils combattent ensemble contre les méchants et qu’il succombe dans les bras de la seule femme qu’il ait jamais aimé, la poupoune de l’Homme Araignée. T’sé un genre de gars pas chanceux : riche à craquer, belle gueule mais il faut qu’il capote sur la poupée d’un autre.
En fait, il faut quand même souligner les effets spéciaux : ça c’est réussi. Les jeux d’éclairage pendant les combats et les effets vidéo sont presqu’à couper le souffle. Mais y é pas tuable, notre bonhomme bibitte : c’est vrai que c’est un héros. Les effets visuels de cette espèce de fibre noire qui enveloppe les gens en accentuant au centuple leurs désirs malfaisants sont superbes. Mais l’histoire est plate, plate et finalement plate. C’est tellement à l’eau de rose que même Paris aurait l’air intelligente en comparaison.
On veut faire la morale au bon peuple américain qui, on le sait, est complètement maboule (à force de regarder Bush te dicter quoi faire, je les comprends mais c’est qui qui l’a élu à deux reprises? C’est qui qui n’a pas compris la première fois? Bande de caves.) Il lui faut toujours un sauveur qui le mènera à bon port mais là, c’est trop fort. Spécialement la séquence où notre héros vient à la rescousse de sa belle et qu’il apparait en gros plan devant le drapeau américain sous les applaudissements de la foule rassemblée près d’un monstrueux géant de sable qui doit mesurer environ 10 étages. Ben oui, chose! J’imagine que si un monstre de la sorte se déchainait devant la place Ville Marie, on sortirait nos chaises pliantes avec notre popcorn pour l’admirer. Réveille p’tite tête d’oeuf, c’est un monstre pas le Père Noël : décr…, va-t-en chez vous au galop. Ben non, eux autres ils applaudissent bien calmement. Maudite gang d’épais.
Je crois que les scénaristes auraient dû arrêter après le 2e film. À trop vouloir continuer, on fini par y aller. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, restreignez-vous. Il y a d’autres films qui méritent votre argent.
Pops.

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