dimanche 25 novembre 2007

21 – Les vacances de M. Bean & Les 3 p'tits cochons

Les vacances de M. Bean

Rowan Atkinson

Bonsoir mes chéries. La semaine a été difficile? Vous êtes fatiguées et vous désirez vous étendre langoureusement, de vous verser un délicieux verre de vin doux et jouissif en visionnant un bon petit film amusant afin d’oublier les caprices et le regard baladeur de votre patron? « Oh que vois-je sur la table devant ma télé? Un autre succès du bon M. Bean? Ah comme je vais rigoler!» pensez-vous dans votre merveilleuse cervelle de jouvencelle aux yeux racoleurs et invitants. Binnnnnnnnnnng. Wrong answer!

Vous n’allez pas vous dilater la rate mais plutôt les pupilles en tentant de rester éveillées, mes poulettes. Folks, c’est à se demander comment est-ce possible en 2007 de pondre des navets semblables (réussir à pondre un œuf requiert des aptitudes alors vous pouvez vous imaginer ce que c’est que de pondre un navet…)?. Remarquez que Rowan Atkinson mérite d’être rémunéré pour son travail : après tout, il a inventé le personnage et c’est normal qu’il en retire des bénéfices. Mais c’est pathétique de présenter un film aussi poche après avoir conquis la planète avec ses émissions humoristiques. Faut pas se méprendre, j’aime bien M. Bean mais pas quand on se fout de ma gueule. Ça pue le cash vite fait, le pressage du citron.

M. Bean gagne un voyage en train qui le mènera à Cannes pour des vacances de rêves sur le bord de la mer. Mais le hasard se mettra de la partie et il trouvera le moyen de s’attirer des ennuis comme le miel attire les abeilles c.-à-d. comme la m…attire les mouches : la tête en premier en prenant soin de ne pas rentrer dans le derrière de celui qui nous précède. Les gags sont tellement simples qu’on dirait qu’ils sont adressés à une bande de jeunes naïfs qui auraient le quotient intellectuel d’une pointe de tarte aux pommes. Des cerveaux aux idées en cavale, quoi!

Donc, à moins d’être du genre à rire d’un pet de sœur (et ici je ne parle pas du bonbon) qui attaque le nez lâchement et surtout à retardement, je vous conseille de perdre votre temps autrement.


Les 3 p’tits cochons

Claude Legault, Guillaume Lemay-Thivierge et Paul Doucet

Un film québécois intéressant réalisé par Patrick Huard. Trois frères se racontent leurs aventures matrimoniales pendant leurs visites au chevet de leur mère hospitalisée. Le plus vieux et le plus sage leur recommande la fidélité mais le démon de la tentation les influence énormément. Comme beaucoup de couples, ils ont des problèmes familiaux reliés à la vie. Un des frères s’entiche d’une collègue de travail et l’autre est attiré par une de ses jeunes élèves de judo. Mais le bordel entre dans la danse et ils se réfugient chez le frère aîné après avoir été expulsés de leur demeure. Mais l’aîné est-il vraiment aussi pur qu’il le laisse entrevoir?

L’histoire se situe entre le drame et la comédie. C’est toujours drôle quand c’est le voisin qui est dans la merde : ça sent moins fort quand c’est le nez de l’autre qui est plongé dedans. Qui n’a pas connu quelqu’un qui s’est fourré dans le trouble? Quand le frère aîné avise le cadet de mettre un terme à sa relation avec sa collègue en disant : « Retire-toi avant de mettre le doigt dans l’engrenage », il lui répond que « ce n’est pas mon doigt que je veux mettre dans son engrenage », on peut d’ores et déjà entrevoir le genre de dialogue qu’on entendra.

Ce n’est pas un chez d’œuvre mais ce n’est pas mauvais non plus. En fait, ça se regarde très bien avec un ton de légèreté. Sans prétention. En fait, un jour ou l’autre, tu finis toujours par te faire pincer : pensez-y. Bip.

Pops

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